Le pont des Arches

Le chroniqueur liégeois Jean d’Outremeuse (1338-1400) situe en 811 la construction d’un premier pont sur la Meuse, dit le Souverain Pont. Il en attribue le mérite à Ogier le Danois, baron de Charlemagne et avoué de Liège.

Cette assertion n’est pas crédible.

Ogier le Danois, si son existence est historique, est devenu le héros épique de chansons de geste, loin donc d’une stricte réalité, et Jean d’Outremeuse est connu pour son imagination débordante et fantaisiste, mêlant l’histoire et la légende.

Le Souverain Pont a bien existé, dans l’axe de l’actuelle rue du même nom. Mais cet ouvrage ne franchissait pas la Meuse, seulement un vivier* en bordure du fleuve. En outre, il est avéré que l’adjectif « souverain » doit être compris dans le sens de « supérieur, en amont », ce qui implique l’existence d’un pont « inférieur », à savoir le pont des Arches.

* Un vivier est un bassin d’eau aménagé pour la conservation et l’élevage de poissons.

 

Le premier pont des Arches

De façon certaine, le premier pont sur la Meuse à Liège date du début du XIe siècle, sous le règne du prince-évêque Réginard (1025-1038), qui finance l’opération de ses propres deniers.

L’ouvrage se situe à la hauteur de la rue du Pont, qui lui doit son nom, pour mener à la chaussée des Prés en Outremeuse. Il est construit en grès houiller, composé de sept arches qui expliqueront son appellation*.

* À l’origine, on l’appelle tout simplement « le pont », car il n’y a nul besoin de le différencier d’un autre, puisqu’il est le seul.

 

La Vierge d'Autun

Le tableau intitulé « Le Chancelier Rolin en prière devant la Vierge » (ou « La Vierge du chancelier Rolin » ou «  La Vierge d’Autun ») est un tableau peint au début du XVe siècle par le peintre primitif flamand Jan van Eyck pour Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il est conservé depuis 1805 au musée du Louvre. L’artiste aurait représenté la cité de Liège en arrière-plan. On y trouverait une représentation du premier pont des Arches (dans le rectangle rouge).

 

Dessin pont des Arches 1 Liège Armand Silvestre

Dessin du premier pont des Arches, réalisé par Armand Silvestre d’après le tableau de Van Eyck (dans « Liège à travers les âges, les rues de Liège » de Théodore GOBERT).

Sur ce dessin, on remarque une tour crénelée participant au système défensif de la cité, ainsi qu’une arche en bois facilement démontable en cas de menace d’invasion (du côté d’Outremeuse). Ce qui n’apparaît pas, c’est que le tablier, à cette époque, est bordé latéralement de maisons destinées à l’artisanat et au commerce.

 

Système défensif 1er pont des Arches Liège

Maquette reconstituant le système défensif du premier pont des Arches. Une évocation sans doute plus réaliste que sur le tableau de Van Eyck.

 

Vue aérienne 2020

La double flèche ajoutée à cette vue aérienne actuelle indique l ‘axe du premier pont des Arches, entre l’impasse du Vieux-Pont-des-Arches et la chaussée des Prés.

 

Vestiges arche pont des Zrches Liège

Dans l’impasse du Vieux-Pont-des-Arches, subsistent, dans la cave d’un immeuble, des vestiges du vieux pont, dont une arche (voir aussi ce lien).

 

Impasse Vieux Pont des Arches Liège 1953

La courte impasse du Vieux-Pont-des-Arches en 1953. Au fond : l’immeuble sous lequel ont été découverts les vestiges du premier pont des Arches.

Le même endroit de nos jours :

Impasse Vieux Pont des Arches Liège 2018

La quincaillerie « Chez Gaston » (illustration précédente) est devenue le restaurant
« Les fables du Liban ».

 

Au début du XVe siècle, le pont, près de quatre siècles après sa construction, se trouve assez délabré, principalement au niveau des piles. Nous sommes sous le règne du prince-évêque Jean III de Bavière, en conflit avec son peuple, et le contexte social fort troublé n’est guère propice à se préoccuper de l’entretien de l’ouvrage.

En 1408, le fleuve est pris trois mois par les glaces, et au dégel, le pont est fortement ébranlé par la débâcle ; il résiste pourtant jusqu’à l’hiver suivant, quand en février 1409, il est emporté par une forte crue.

Il faudra attendre quinze ans, après l’avènement du prince-évêque Jean de Heinsberg, pour qu’un nouveau pont des Arches soit reconstruit. Certains documents attestent cependant de l’existence préalable d’un pont de bois provisoire.

 

Le deuxième pont des Arches

La construction du deuxième pont des Arches a traîné de 1424 à 1446, à la suite de nombreux problèmes financiers*. Le nouvel ouvrage est établi cette fois à la hauteur de la rue Neuvice. Endommagé en 1468 au niveau de l’arche centrale, lors du sac de la cité par les hordes de Charles le Téméraire, il sera réparé vers 1477.

* Il a fallu solliciter les bourgeois, ainsi que les chapitres de la cathédrale, des collégiales et des abbayes.

 

2e pont des Arches Liège

Pont des Arches n°2 Jean Müller

Le deuxième pont des Arches (1446 à 1643), dessin de Jean Müller. L’ouvrage est protégé religieusement par une chapelle dédiée à sainte Barbe, patronne des bateliers, et militairement par le «Mâle Governe », porte fortifiée flanquée de tourelles, érigée en 1490  et tenue dès 1494 par la Compagnie des arbalétriers. Une partie du tablier est une véritable rue bordée de boutiques.

La même perspective de nos jours :

Pont des Arches Liège 2016

 

Pont des Arches Liège 1553

En 1553 (document des archives de l’État à Liège).

 

Vue de Liège 1574

Le pont des Arches (dans l’ovale) sur une vue de Liège gravée en 1574 par le cartographe flamand Franz Hogenberg (vous pouvez agrandir l’image en cliquant dessus).

Gros plan sur le pont :

Pont des Zrches 1574 Liège

Le n°42 est la chapelle Saint-Barbe ; le n°43, le corps de garde des arbalétriers, qu’on retrouve vers 1600 sur le dessin d’Alfred Martin ci-dessous :

Mâle Governe 1600

 

2e pont des Arches Liège 1618

Cette vue de Liège a été gravée en 1618 par Aegidius Marischal. Le paysage doit être un peu antérieur à cette date, car le « Mâle Governe » a été démoli en 1612 : sa masse nuisait à la solidité de l’ensemble.

 

En ce début du XVIIe siècle, de plus en plus de constructions surchargent le tablier et fragilisent les piles, dans lesquelles on a même creusé des caves. Des fissures profondes apparaissent de toutes parts. En 1626, l’effondrement du monument est jugé proche ; il se produira en 1643 : le pont des Arches s’écroule partiellement à la suite d’une crue dévastatrice.

Une passerelle de bateaux et un passage d’eau sont provisoirement aménagés, mais on envisage une reconstruction dès 1645.

 

Le troisième pont des Arches

Pour financer le troisième pont des Arches, on instaure un péage sur la passerelle de bateaux et le passage d’eau provisoires. On lève aussi des taxes sur les foyers et sur la bière, et la Ville consent un prêt auprès de la compagnie des marchands bourgeois.

Les travaux commencent en 1648 pour se terminer en 1657, perturbés par les dissensions entre Grignoux et Chiroux*. Le pont est rétabli pratiquement au même endroit, mais il ne compte plus que six arches.

* Les Grignoux désignent les gens du peuple réclamant davantage de libertés, par opposition aux Chiroux partisans de l’autorité du prince-évêque.

Au départ, la Ville envisage d’établir un péage sur le pont afin de rembourser les sommes engagées. La fureur populaire fait oublier cette intention (les baraques des percepteurs sont précipitées dans la Meuse), mais les buveurs de bière, encore eux, sont remis à contribution par un nouvel impôt.

En 1633, un crucifix en bronze*, grandeur nature, œuvre du sculpteur Jean Del Cour (Hamoir 1627-Liège 1707), est dressé au centre du parapet en amont. En même temps, on réédifie un sanctuaire dédié à sainte Barbe, comme sur le pont précédent.

* Coulé par le fondeur dinantais Perpète Wespin.

 

Plaque pont n°3

La leçon du passé interdit toute construction sur le pont à l’exception de la chapelle à sainte Barbe. Cette interdiction est toutefois bafouée en 1685 par le prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière, qui y fait bâtir une tour fortifiée (voir l’illustration ci-dessus) pour se prévenir des mouvements insurrectionnels en provenance des Grignoux d’Outremeuse. Le Christ est déplacé au sommet de l’ouvrage défensif, que les Liégeois appellent la « Dardanelle », parce qu’elle rétrécit le passage (allusion au détroit entre la mer Égée et la mer de Marmara).

En amont, de chaque côté de la pile centrale, se trouve une niche comportant une statue en bois sculpté, l’une représentant la Vierge et l’autre Saint-Lambert (la protectrice et de saint fondateur de la cité).

 

Pont des Arches Liège 1738

Fragment d’une gravure de 1738 (Remacle Le Loup) ▲
et photographie aérienne de 1979 ▼

Vue sérienne Meuse Liège 1979

 

Pont de la Victoire Liège 1810

Cette gravure (extraite de Léon Béthune, Le Vieux Liège, recueil de vues rares) montre la situation en 1812, sous le Régime français. La Dardanelle a été détruite en 1790 lors de la Révolution liégeoise. Lors de la première restauration du pouvoir princier grâce à l’intervention de l’armée autrichienne, le Christ de Del Cour a retrouvé sa place sur son support initial au milieu du pont ; en 1794, après la victoire définitive des troupes républicaines françaises, il a été enlevé et mis en sécurité comme objet d’art. Il se trouve actuellement dans la cathédrale Saint-Paul.

À l’arrière-plan, sur le dessin ci-dessus, on aperçoit l’église de l’ancien couvent des Jésuites wallons (actuel emplacement de l’université de Liège).

En 2018 :

Goffe Liège 2018

 

Quand la principauté de Liège est réunie à la France (1795), le pont va s’appeler le pont de la Victoire, pour commémorer la victoire française sur les troupes autrichiennes appelées en renfort par le prince-évêque Hoensbroeck. Il gardera cette appellation jusqu’en 1815, quand la défaite de Napoléon à Waterloo puis les décisions du Congrès de Vienne entraîneront le rattachement de la Belgique aux Pays-Bas.

 

Le vieux pont des Arches Liège

Illustration sur la couverture de la revue communale « Si Liège m’était conté », 45, février-décembre 1972.

 

Pont des Arches Liège 1839

Lithographie coloriée de Paul Lauters, 1839.

 

Pont des Arches Liège XIXe

La pierre au milieu du pont comporte un cadran solaire.

 

Pont des Arches Liège 1857

1857. Dessin d’Alfred Ista.

 

Patinage

Dessin du peintre liégeois Joseph Vuidar. Un hiver au XIXe siècle, avec des patineurs sur la Meuse gelée, à proximité du pont des Arches.

 

Tableau Vuidar 1850

Tableau de Joseph Vuidar vers 1850.

 

Pont des Arches n°3 Liège cramignons

Cramignons liégeois au milieu du XIXe siècle (collections du Musée de la Vie wallonne).

 

De 1853 à 1863, on entreprend de gigantesques travaux pour rectifier le tracé de la Meuse et créer la Dérivation (voir cet autre article).

C’est dans le cadre de ces importantes modifications qu’est prévu et budgété le remplacement du pont des Arches par un ouvrage mieux adapté au trafic fluvial et routier.

Le pont existant, en effet,  présente le profil d’un pont en dos d’âne, aux pentes raides. Dans le sens de la montée, il faut parfois l’aide de chevaux pour hisser les lourdes charrettes ; en descente, ce sont des gamins qui ralentissent les véhicules en leur « mettant des bâtons dans les roues ».

En outre, les piles sont trop nombreuses, massives et placées en biais par rapport au fil du courant, ce qui cause de fréquents accidents de navigation.

La démolition du troisième pont des Arches en 1859 :

Démolition pont des Arches 3 Liège 1859_1

Démolition pont des Arches 3 Liège 1859_2

 

Le quatrième pont des Arches

Pour la reconstruction du pont des Arches, on retient le projet d’Auguste Houbotte, ingénieur des Ponts et Chaussées :

Plan HoubotteSource : https://donum.uliege.be/handle/2268.1/3687?locale=fr

Comme peut le voir dans le bas de ce plan (agrandissez-le en cliquant dessus), ce pont sera perpendiculaire à la Meuse, dans l’axe d’une nouvelle chaussée à percer (la rue Léopold) en direction de la place Saint-Lambert. La construction de l’ouvrage est confiée en 1858 à l’entrepreneur H. Mention.

 

Saucy Liège 1862

Les moulins de Bêche et Saucy en 1862. Dans le fond : le pont des Arches inauguré deux ans plus tôt.

 

Pont des Arches Liège avant 1893

Avant 1893 (le clocher de l’église Saint-Pholien a toujours sa coupole).

En 2018 :

Pont des Arches Liège 2018

 

Pont des Arches Liège fin XIXe

Pont des Arches n°4 Liège

Le nouvel ouvrage comporte cinq arches surbaissées, avec des piles moins imposantes qu’auparavant.

 

Pont des Arches Liège carte colorisée 1904

Le quatrième pont des Arches est inauguré le 28 octobre 1860 par le roi Léopold I. À cette occasion, plusieurs membres du conseil communal suggère de le baptiser désormais du nom du souverain. Soumise au vote, la proposition est rejetée par la majorité, qui se prononce pour le maintien de l’appellation séculaire. En 1888 pourtant, des plaques indicatrices sont installées avec la mention « pont Léopold ». L’erreur est immédiatement corrigée, mais elle se retrouve sur certaines cartes postales.

 

Pont des Arches 4 statues_1

Pont des Arches 4 statues_2

Les piles sont ornementées de huit statues dues aux sculpteurs liégeois Prosper Drion et Antoine Sopers. Quatre d’entre elles (les personnages assis) représentent la Meuse et ses affluents ; les quatre autres constituent des allégories de l’agriculture, du commerce, de l’industrie et de la navigation.

 

Pont des Arches Liège trafic 1880s

Un tram à traction chevaline sur le pont des Arches. La passerelle de la Régence (ou Saucy), en amont, est ouverte depuis septembre 1880.

 

Pont des Arches n°4 trafic_2

▲ Le trafic dans la première décennie du XXe siècle ▼

Pont des Arches n°4 trafic

 

Vers rue Léopold Liège

Vers la rue Léopold ▲ et vers Outremeuse ▼

Vers Outremeuse

 

Quai sur Meuse Liège début XXe

▲ Le quai Sur Meuse ▼

Pont des Arches Liège 1901

À l’aube du XXe siècle ▲et de nos jours (2006 et 2014) ▼

Quai sur Meuse Liège 2006

Quai Sur Meuse Liège 2014

 

Pont des Arches et quai des Pêcheurs Liège début XXe

Panorama photographié depuis le quai des Pêcheurs (devenu le quai Édouard Van Beneden en 1920).

 

Pont des Arches Liège 1910

▲ En 1910, on élargit le tablier du pont, avec les trottoirs en encorbellement. Sa largeur passe de 12 à 17 mètres ▼

Pont des Arches Liège travaux 1910

Une fois le chantier terminé :

Pont des Arches Liège après 1910_2

 

Pont des Arches Liège avant 1910

Avant ▲ et après ▼ les travaux d’élargissement.

Pont des Arches Liège après 1910

 

Pont des Arches Liège 1914_2

▲ Le 6 août 1914, les troupes du génie dynamitent le pont des Arches pour freiner l’avance de l’armée allemande ▼

Pont des Arches Liège 1914

Pont des Arches détruits et pont de bateaux

▲ L’occupant ne tarde pas à établir des ponts de bateaux afin d’assurer la liaison entre les deux rives du fleuve ▼

Ponts de bateaux 1GM

Pont de bateaux 1ère Guerre mondiale

 

Pont des Arches provisoire Liège 1918-28_2

Au lendemain de la guerre, l’État belge pare au plus pressé et fait construire par l’armée un pont provisoire en bois, appuyé sur les piles de l’ouvrage précédent. La structure est solide ; elle supporte le passage des tramways dès août 1919.

 

Pont des Arches Liège 1918-28

▲ Ce pont provisoire tiendra le coup une dizaine d’années ▼

Pont des Arches provisoire Liège 1918-28

 

Pont des Arches Liège 1926

Il résistera même à l’inondation exceptionnelle de l’hiver 1925-26.

 

Le cinquième pont des Arches

En 1927, on nettoie le lit de la Meuse, pour le débarrasser des derniers débris du pont sauté en 1914. En 1928, on démonte le pont provisoire en bois et démolit les anciennes piles. Il s’ensuivra la construction d’un nouvel ouvrage, qui sera terminé en février 1930, pour l’Exposition internationale qui se tiendra de mai à novembre.

Il est possible que certaines photos marquées « Archives du MET » proviennent au départ du Musée de la Vie wallonne. Le MET (ministère de l’équipement et des transports) a été absorbé en 2008 par le SPW (service public de Wallonie).

Démontage pont en bois 1928

Le démontage du pont provisoire en 1928.

 

Anciennes piles pont des Arches Liège 1928

Les anciennes piles à détruire.

 

Construction pont des Arches n°5_3

Les nouvelles piles.

 

Construction pont des Arches n°5_2

▲ Le montage, en 1929, de la structure métallique par la société Cockerill ▼

Construction pont des Arches n°5_1

À remarquer, à l’arrière-plan, une passerelle provisoire édifiée en aval pendant les travaux de construction du pont.

 

Passerelle 1928

La passerelle provisoire au début du chantier.

 

Construction pont des Arches n°5_4

La charpente métallique pèse 1600 tonnes. Les extrémités des piles sont prévues pour recevoir les statues du pont précédent, qui ont été sauvegardées au musée des Beaux-Arts.

 

Construction pont des Arches n°5_5

Les statues de Drion et Sopers replacées sur les socles des piles. Le cinquième pont des Arches est aussi remarquable par la finesse de ses garde-corps métalliques.

 

Construction pont des Arches n°5_6

Vue générale du pont terminé ▲ et trois cartes postales des années 1930 ▼

Pont des Arches n°5 Liège

Pont des Arches Liège 1930-40_1

Pont des Arches Liège 1930-40_2

 

Cet ouvrage d’art en acier n’existera pas plus longtemps que son prédécesseur en bois. Le 11 mai 1940, il est sabordé par les troupes du Génie, à nouveau dans l’espoir de retarder l’avance des troupes allemandes :

Pont des Arches n°5 dynamité

Pont des Arches Liège 1940_1

Pont des Arches 1940_2

 

Passerelle Goffe Liège 1940-48_1

Un pont provisoire est établi de 1940 à 1948.

 

Passerelle Goffe Liège 1940-48_2

Ce pont provisoire se situe à la hauteur du quai de la Goffe. Remarquez les brise-glace en bois. En hiver, en ces temps-là, la Meuse peut charrier de gros glaçons. Les hivers sont plus rigoureux, comme en témoigne la photo qui suit :

Hiver dans les années 1940

 

Passerelle Goffe Liège 1940-48_3

▲ Vers Outremeuse (église Saint-Pholien) ▼

Passerelle Goffe Liège 1940-48_4

 

Pont des Arches Liège 1943

En 1943.

 

Passerelle Goffe Liège 1948

Le pont provisoire accidenté (?) en janvier 1948.

 

Le sixième pont des Arches

Le sixième pont des Arches a été construit en 1946-47 par l’Administration des ponts et chaussées. Cet ouvrage en béton armé à trois travées, d’une délicatesse remarquable, est l’œuvre de l’architecte Georges Dedoyard.

 

Affiche pont n°6

Construction pont des Arches n°6 Liège-2

▲ La construction du pont ▼

Construction pont des Arches n°6 Liège-1

 

Pont des Arches n°6 sans statues_1

▲ L’ouvrage est terminé en 1947. De nouvelles statues vont bientôt être placées sur les piles ▼

Pont des Arches n°6 sans statues_2

 

Pont des Arches Liège n°6 mise en place statues

Lors du placement des statues.

 

Statues pont des Arches n°6 Liège

Les photos ci-dessus (archives du MET) ont été prises lors de la rénovation du pont en 1994. Les statues évoquent la résistance à l’occupant allemand (un personnage dissimulant une grenade dans son manteau, du sculpteur Gustave Fontaine), le Moyen Âge (un chevalier en armes, du sculpteur Adolphe Wansart),  la révolution belge de 1830 (un personnage aux chaînes brisées, du sculpteur Alphonse Darville) et la naissance de Liège (une mère et son enfant, allégorie de Liège, fille de Meuse, du sculpteur Marceau Gillard).

 

Parapet blasons

Les parapets du tablier sont ornés de blasons de la Ville, tous identiques.

 

Bas-relief 3

Sous la dernière arche de la rive gauche, à la jonction des quais Sur Meuse et de la Ribuée, ces bas-reliefs d’Ernest Stroobants représentent les activités de ceux qui ont construit le pont.

 

Art et Technique

Ce groupe statuaire, du sculpteur Robert Massart, est intitulé l’Art et la Technique, les deux ayant collaboré à la réalisation du pont.

 

Bas-relief 2

▲ Sur la rive droite, ces deux œuvres installées de part et d’autre du pont datent de 1949. Elles représentent la Nativité (allusion au 15 août d’Outremeuse), le cheval Bayard et le folklore typiquement liégeois. Elles sont dues aux sculpteurs Adelin Stalle et Louis Dupont ▼

Bas-relief 1

 

Pont des Arches n°6 Liège colorisé

Une carte postale affreusement colorisée !

 

Pont des Arches Liège 1953

▲ Au début des années 1950 ▼

Pont des Arches Liège péniches 1953

 

Pont des Arches Liège 1961

À l’aube des années 1960.

 

Pont des Arches début 1960s_2

▲ Deux photos du début des années 1960 ▼

Pont des Arches début 1960s_1

 

Rue Léopold 1970 Liège

Le pont des Arches du côté de la rue Léopold, en 1970 ▲
et en 2003 ▼

Rue Léopold Liège 2003

 

Accident de péniche Liège 1983

Un accident de péniche en 1983.

 

Pont des Arches Liège 1984

Le trafic fluvial en 1984.

 

Quelques photos du pont dans la première décennie du XXIe siècle :

Pont des Arches Liège 2003_1

Pont des Arches Liège 2003_2

Pont des Arches Liège 2004_1

Pont des Arches Liège 2004_2

Pont des Arches Liège 2006_1

Pont des Arches Liège 2006_2

Pont des Arches Liège 2007_1

Pont des Arches Liège 2007_2

 

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Références :

« Liège à travers les âges, les rues de Liège », de Théodore Gobert, éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1976.

« Liège, la ville aux 88 ponts », de Robert RUWET, aux éditions Noir Dessin Production : http://www.noirdessin.net/livres_liege/liege_ville_88%20ponts.htm.

« Liège au fil… des ponts », cahiers du MET n° 10 et 11, Direction générale des voies hydrauliques, août 1994.

http://www.chokier.com/FILES/EAUX/Pont_Arches-Dognee.html

« Si Liège m’était conté », publication trimestrielle de la Ville de Liège, n°45, décembre-février 1972, Histoire du pont des Arches par Charles Bury.

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7 commentaires sur “Le pont des Arches

  1. Bravo pour l’ouvrage (d’art) et merci pour la facilité de lecture. Grâce à votre précision chronologique on se laisse tout de suite embarquer au fil de l’eau. Quel beau voyage historique. J’irai le voir, c’est promis, ce fameux Pont des Arches.
    Bonne continuation.

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