Le quartier de Droixhe à ses débuts

 Le site de Droixhe, à Bressoux, est un ancien champ de manœuvres de l’armée.

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La plaine de Droixhe le 4 août 1914 : on y rassemble du bétail en vue d’un siège éventuel de la ville.

 

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En 1930 (centenaire de l’indépendance de la Belgique), ce site en bord de Meuse accueille le secteur nord de l’Exposition internationale de Liège, consacrée principalement à la grande industrie et aux sciences.

 

En 1953, la société « La Maison liégeoise » acquiert le terrain de dix-huit hectares pour y faire construire tout un complexe moderne de logements sociaux.

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Les années 1950-60 ! C’est l’époque des projets modernistes à la manière
de l’architecte Le Corbusier *.

* De son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret-Gris (1887-1965), Suisse naturalisé Français.

 

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La conception finale du quartier de Droixhe est confiée au groupe EGAU (Études en Groupe d’Architecture et d’Urbanisme), constitué des architectes Charles Carlier, Hyacinthe Lhoest et Jules Mozin.

  La construction de l’ensemble immobilier commence en 1954 et se poursuit tout au long de la décennie suivante. Voici trois photos prises pendant le chantier :

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À l’origine, Droixhe est considéré comme un quartier modèle. Le cadre est très verdoyant, avec l’attrait supplémentaire de se trouver en bordure de Meuse. Les immeubles, vu leur implantation aérée, profitent d’un ensoleillement maximum. Les logements qu’ils proposent offrent un confort de haut niveau pour l’époque (chauffage central, salle-de-bains, cuisine équipée, terrasse). Le site possède en outre toutes les infrastructures indispensables aux habitants (commerces, crèches, écoles, plaines de jeux, terrains de sport)…

   Les photos qui suivent montrent le complexe avant qu’il ne perde son statut enviable dès le début des années 1980 :

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42 commentaires sur “Le quartier de Droixhe à ses débuts

  1. Que de bons souvenirs d’enfance. ça fait du bien. On nageait dans le bonheur sans s’en rendre compte. Joie de vivre, du travail , sécurité, les enfants pouvaient jouer librement et surveillé discrètement par un garde du parc. Même si des fois il criait mais c’était pour notre bien. IL nous apprenait le respect de tout. Mais à nos jours quelle déchéance l’éducation bien triste. Mais restons positif.

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  2. Elise Frerot il fut un temps ou je jouais sur ce que l’on appelais le champ de ma neveux en fasse de la rue de la croix rouge.avent la construction des bul, sur celui ci. la se trouvais une petite chapelle.un t. de fot et le dépôts de l’entrepreneure Mory.
    J’aime · Répondre · il y a 2 minutes

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  3. Cher Monsieur Warzee,
    Que du bonheur de revoir et de retrouver son ancien quartier de Droixhe au temps où il y faisait encore bon vivre… dommage que cela ne nous rajeunit pas…
    Grand merci d’avoir ajouté ce quartier sur votre blog, ça me fait trop plaisir !!!!
    Bien à vous,
    Michèle

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  4. quels beaux appartements; clairs,spacieux,confortables….
    dommage que ce quartier se soit dégradé à cause du manque de respect et d’éducation de certains jeunes……

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  5. j ai habité de 1980 a 1990 ( j ai demenagé a bressoux après) j ai vécu les plus belles années de ma jeunesse ,la plaine,l école communale ,la bibliotheque, le tandy(lol) ah la belle epoque

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  6. Je me rappelle aussi de cette merveilleuse période. J’y ai habité, j’y ai joué, j’y suis allée à l’école. Tout était facile. Nous étions heureux. Parfois de voudrais encore y être.

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  7. Grand merci pour votre article et pour les photos.
    Dans les années 60, j’allais avec ma grand-mère, visiter l’une de ses amies surnommée Neneye, la maman de Jean Nicolay, joueur de football.
    En hiver, on patinait sur les étangs gelés.
    C’est vrai qu’à cette époque, il était agréable de se promener à Droixhe. Tout change.

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  8. En 1959, j’ai été inscrit à l’école de Droixhe (j’habitais à la limite Liège-Bressoux et c’était l’école la plus proche),j’y ai fait toute ma scolarité primaire ; une excellente école et je me souviens encore de tous mes instituteurs !
    J’ai joué dans le quartier ; on faisait des cabanes dans la friche qui allait devenir la « Tour » ; quel plaisir et quelle liberté loin des quelques voitures qui roulaient, à l’époque, dans le quartier ; nous allions au ciné « le Parc » , le cinéma du quartier qui passait des westerns et des films de guerre (propagande, oui je sais mais nous n’étions pas si loin de 40-45)…Nostalgie, quand tu nous tiens.
    je suis devenu enseignant et ai fini ma carrière en tant que Directeur dans l’école où j’avais appris à lire. Malgré les différences entre mon époque de « gamin » et l’époque contemporaine ; je ne regrette nullement d’y être revenu – Dommage qu’un quartier pareil soit devenu ce qu’il est actuellement !!!

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    1. Bonjour, vous souvenez vous de madame Raymond (Gaier) Germaine, qui était institutrice à l école maternelle de Droixhe? Ou un de mes oncles (Alain et Claude) ou ma maman Monique ? Cette question est idiote, vous êtes de la même génération que ma mère et peut être vous connaissiez- vous de l école ou du quartier… J ai toujours adoré cette cité, tellement liée au souvenir de ma grand mère, l autostrade qu elle disait pour l autoroute vers visée. Elle habitait rue Nicolas Goblet et c était son quartier ! Et quelle joie d aller la voir, d aller au match chercher du bon beefsteak pour mettre dans l oeuf et la chapelure dans sa cuisine cubex et formica, sortir au cinéma le parc, poster son courrier à la poste place L. degeer, la librairie, la friterie, la pompe à essence abandonnée devenue point chaud puis André destiné,…c était génial ! Pourtant je suis née et habite uccle…puis j ai habité 4 ans avec elle le temps de mes étudiés au barbou. Puis j ai eu mon diplôme et ma grand mère est morte cette année là, en 2004. J ai l impression que Droixhe a suivi ma grand mère dans sa lente dégradation. Et qu elle en est son image bétonnée. Rip ma gentille mémère que j aimais tant et ce quartier qui en est son incarnation.

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  9. Nous habitions au bloc 7, l’école n’existaitpas encore, j’y ai fait ma jeunesse et tout le monde était heureux. Après le quartier s’est modernisé et nous vivions dans un vrai coin de paradis! La jeunesse était saine et nous étions vraiment très heureux tous ensemble, beaucoup de personnes nous enviaient, le site était vraiment agréable et le fait de revoir ces photos me rempli de merveilleux souvenirs. Ma fille y a connu son futur mari, et ma petite fille a 15 ans!!! Qu’est ce que le temps passe mais les souvenirs sont là. Merci à vous m’avoir fait revivre toutes ces belles années.

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  10. Je suis né en 54.Avec ma famille nous habitions à Grivegnée.En 59 nous sommes venu habiter à Droixhe dans le bloc 7 côté droit au sixième étage appartement 166.
    Puis en 60 dans le petit bloc rue Maurise Wilmotte au troixième étage côté gauche.
    En suite en 64 en face dans le petit bloc square Alfred Micha au quatrième étage côté droit et pour moi jusque en 1975.Je crois que ma famille est restée dans cet appartement jusque en 78.La belle époque!!

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  11. Bonjour,
    Malheureusement toutes les tours de l’avenue de la croix rouge viennent d’être détruite.
    Les tours coté Meuse ont été toutes rénovées. et tout le square Micha détruit aussi. voila les dites rénovations effectuées. Bien à Vous.

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  12. s’il vous plait tres urgent qu’elqun pourrait svp s’ il connaissait teresa muñoz vasquez et ses freres on etait de tres bonnes amies j’habitte en espagne et je voudrais s’avoir son adresse merci beaucoup j’ aimerais tellement les revoir merci d’avance bisoux

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  13. J’ ai habité le bloc 7 de 1960 à 1970. C’ était une très belle époque. J ‘avais 12 ans en 1960. Qui se souvient de la « Porte Ouverte ». Dommage que certains buildings ont été détruits alors que l’ on auraient pû accueillir précairement des « sans logis ». Cela fait 25 ans que je vis calmement dans la vallée de l’ Ourthe.

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  14. Quel bonheur de lire tout ça….. C’est très émouvant pour moi car c’est mon grand-père et tous ses hommes extraordinaires de l’époque qui ont construit cela… Et la tristesse de voir une grande partie de son oeuvre se transformer comme cela c’est passé pouvait se lire dans ses yeux…. C’était sans doute le plus impressionnant des projets en province de liège…. Je suis fier de lui, la suite …… En tous cas, Gabriel Moury et l’architecte Charles Carlier étaient des visionnaires 😉

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    1. À fond, même pourri j adore ce quartier, n importe quel recoin était agréable à regarder, avec des détails muraux (mosaïque, sculptures murales abstraites, quel modernisme! Mais à échelle humaine, loin des barres d immeuble cage à poule à la densité ahurissante de certains complexes. Droixhe c était beau, aéré, fonctionnel. Une image de carte postale avec ses bâtiments longeant la Meuse…merci

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  15. En 1944 et 1945 le terrain , ainsi que tout le quai jusque Wandre a été occupé par un dépôt de vivre de l’armée américaine. J’y ai travaillé quelques mois.
    Je suis né en 1928 avenue de la Croix Rouge. En 1939 l’espace de Droixhe était occupé par le parc des attractions de l’exposition internationale de Liège en 1939. Ensuite, comme dit ci-dessus, par le dépôt de vivre de l’armée américaine.

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  16. En 1951 , Droixhe était un grand champ rempli de grand trous profonds ( destructions de l’expo de l’eau de 1939) où s’entrainaient au moto cross Auguste Minguels , Cox , Spiroux , Pairiot , Meunier etc ….. puis ces trous furent utilisés pour y faire du stock car ……puis finalement vers 1953 début des travaux de construction des immeubles …Que reste t-il de tout cela ???? dite le moi ??

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    1. Je suis né à Jupille, rue de Visé, en 1947. J’ai connu la plaine de Droixhe à l’époque où il n’y avait aucun bâtiment. Avec mes petits copains, nous allions souvent y jouer. Qu’est-ce que cet endroit a changé, malheureusement, pas en bien. Puis, lorsque les tours de l’av. Croix Rouges ont été bâties, j’y ai vécu, après mon mariage, pendant sept ans, jusqu’en 1977. Mais vu le comportement des nouveaux locataires, ce quartier est devenu le centre de la délinquance, et je me suis sauvé pour ne plus jamais y revenir. Triste !

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  17. Bonjour à tous, je suis née en 1963 et j ai habité Droixhe jusqu’à mon mariage en 1986. J’en garde de beaux souvenirs, c’etait un bel endroit . Ce que le quartier est devenu me peine, les démolitions aussi…Mon building le numéro 6 a disparu, heureusement qu’il reste des photos et ce blog est une bonne idée… Merci!

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  18. bonjour,
    En 1970 je révais d habiter a Droixhe et ce jusqu au moment 1980 ou 83 nous nous sommes
    occupes d’ une jeune fille qui y habitait.
    Et nous nous sommes aperçus que c’était devenu l’enfer (plus de boites aux lettres, excéments dans les assenceurs, ordures partout, mobilier urbain démolis et insecurité) quel gachis
    bravo pour votre article
    Pierre né en 1950

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  19. J’y ai habité de 1960 à 1969 et enseigné pendant 25 ans . Au départ , c’était un très beau quartier propre et bien tenu . Je me souviens même qu’une fois , une grand-mère avait reçu un procès-verbal parce que son petit-fils courrait sur les pelouses ! C’était peut-être un peu fort mais au moins le quartier était net et les habitants disciplinés . Et puis est venue l’époque du laisser-aller et la dégradation a été de plus en plus rapide !

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  20. J’ai vécu dans la première tour de 21 étages (av. Croix Rouge, côté Bressoux) de 1971 à 1978. Jusqu’en 1975, immeubles bien entretenu ainsi que les abords. Appartement agréable, chauffage central, eau chaude, parlophone, etc. En 1975, les dégradations ont commencé : feu dans les poubelles, saccage des ascenseurs, vitres brisées, déchets jetés par les fenêtres, vide-poubelles obstrués, destructions diverses, environnement laissé à l’abandon, invasion de locataires peu scrupuleux, fermeture des conciergeries, etc. Excédé par de tels agissements, je me suis sauvé à la campagne. Mais c’est triste d’avoir assisté à pareille dégénérescence, car dès le début c’était très agréable. Cette fracture coincide avec le décès du Bourgmestre Destenay. C’est bien triste !

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  21. Je suis née rue charles lejeune en 48. La plaine de droixhe était un grand terrain de jeu pour tous les enfants. Les vélos des enfants passaient dans les bunkers de la guerre. Une grande etendue de verdure avec des chardons ,les pic pic, disaient on. Que de souvenirs…

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